Qu’est-ce qu’un thé spécial ?


Depuis quelques années, l’industrie du thé met de plus en plus en avant les thés spéciaux. Mais si vous demandez, « qu’est-ce qu’est un thé spécial ? », la réponse risque d’être confuse.

Même s’il n’ y a pas de définition précise, pour la majorité des gens, un thé spécial est le contraire d’un thé commun, banal, médiocre en qualité et à la fourniture facile. Il s’oppose à la notion de thé de masse et intègre toutes ou certaines des notions suivantes :

  • L’influence du climat et de la saison à un moment donné sur le goût du thé,
  • Une production très qualitative,
  • Un savoir-faire spécifique tant dans la culture que dans la fabrication du thé,
  • Un mélange original, peu répandu, provenant d’un terroir ou d’un pays particulier,
  • Une quantité limitée qui en fait la rareté.

C’est donc un thé avec une valeur ajoutée et à l’approvisionnement plutôt confidentiel, assez difficile.

L’influence du climat s’illustre sur des terroirs comme Darjeeling en Inde ou Uva à Ceylan. Là, le climat va agir sur le goût du thé pendant une période précise et très courte. En dehors de ce temps défini, aucune chance de pouvoir ressentir la note «  mentholée » des thés de l’Uva du mois de juillet et août, idem pour la célèbre note « muscat » des Darjeeling qui ne s’exprime fortement qu’en mai et juin.

Produire suivant un haut niveau de qualité est d’abord la volonté du planteur qui choisit la qualité à la quantité. Cela sous-entend qu’une attention extrême est portée à tous les stades. Cela commence par le choix des champs où l’orientation des parcelles joue un rôle important. Cela se poursuit par la mise en place de standards de cueillette qui peuvent, par exemple, concerner la longueur des feuilles ou les horaires cueillettes. Au Fujian, les normes de production de cet Oolong exceptionnel appelé Green Tiger sont définies dans un cahier des charges très précis auxquelles toutes les étapes de culture à la fabrication vont se référer. Elles régissent non seulement les parcelles sélectionnées mais impose aussi la cueillette au ciseau, le contrôle de la longueur de la patiole ainsi que les qualités nécessaires et inhérentes à la sélection du meilleur Tea Master, en charge de la fabrication. Tout cela s’oppose aux thés communs où une telle attention n’est pas porté et où les règles ne sont pas si strictes.

L’option de planter des cultivars particuliers dont certains, sous l’influence des spécificités du sol vont développer des notes spécifiques appartient à la notion de « Spécialité ». Je pense à cette variété plantée un jardin en Upper Assam qui exprime des notes de confiture de framboise pendant la seconde récolte ou à cette plantation de Darjeeling qui a délibérément choisi de planter des cultivars, dont le célèbre PB312 connu, pour exprimer une saveur de fleurs blanches.

Le savoir-faire spécifique s’illustre parfaitement dans les thés roulés à la main ainsi que les célèbres fleurs de thé.

nouage-fleur-et-feuilles

Des voix s’élèvent pour demander l’encadrement ou la création de standards qui permettront d’encadrer la production de ces thés spéciaux. En France, le monde du vin est l’exemple même d’une hiérarchisation réussie où les standards mis en place donnent depuis des décennies une « consistance » au 7produit, sont surveillés et contrôlés. Dans le monde du thé aujourd’hui, la valeur de ces thés spéciaux est difficile à apprécier pour le consommateur. Leur prix élevé est généralement perçu comme le gage de la valeur ajouté du thé et de sa rareté.

Mais, comprendre la valeur ajoutée d’un thé passe par une solide information et connaissance-produit que le vendeur, dans sa boutique, doit apprendre et comprendre. Cette compréhension est facilitée par la visite de plantations dans les pays producteurs.1Gold Tips Tea

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