La renaissance d’un Oolong oublié


Depuis des décennies, la Chine nous dévoile son savoir-faire ancestral en thé et ce n’est pas peu dire ! Mais, elle n’a pas encore livré tous ses secrets, le Zhangping Shuixan tea en est la preuve.

Depuis 2012, un jeune producteur a décidé de renouer avec une tradition oubliée depuis plus de cinq générations et de refabriquer du Oolong compressé, sous forme de petits cakes, le Zhangping Shuixan tea. Cette méthode était autrefois la spécialité de la ville de Longyang, un des terroirs reconnus du sud du Fujian.

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Pour faire les délicieux oolongs « verts » (peu fermentés), on sélectionne des cultivars comme le Tie Guan Yin, le Huang Jin gui, le Mao Xie, le Rhuan Zhe ou encore le Bushan. Mais ceux-ci ne conviennent pas pour fabriquer le Zhangping tea. Il faut un cultivar à très longues feuilles, condition indispensable pour pouvoir former parfaitement les petits cakes. C’est donc le cultivar célèbre, le Shuixan, habituellement utilisé à Wuyi pour faire le fameux oolong « noir » éponyme, qui est privilégié pour le oolong compressé.

Une fois le thé produit, les feuilles sont délicatement introduites dans un moule en bois et pressées pour obtenir un petit cake parfait d’environ 6 gr.  Toutes les opérations liées à ce procédé sont effectuées dans la tradition d’origine et à la main, bien sûr.
moule Zhang ping shui shen

Pour le consommateur, ce format est très pratique puisque c’est le cake entier que l’on met dans sa théière. Le goût du Zhangping Shuixian est délicat, doux, floral et sans aucune astringence. On peut l’infuser environ 4 fois. Ces infusions multiples permettront de découvrir l’évolution du goût. Sous l’hydratation renouvelée des feuilles, le thé devient de plus en plus doux.zhang ping fini

 

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